lundi 13 avril 2015

Chaud à Rio


Le souvenir de ce moment me fait sentir au creux de mon ventre la même fièvre,
la même faim qui s'en cesse m'affame. J'ai au creux de mon ventre un appétit imaginatif qui me force à revivre en rêve l'ardeur, la tension, le moment où tout s'emballe dans un essoufflement délicieux. Ce moment où son regard deviens plus intense, sa respiration comme celle d'un animal prêt à charger, il me déshabille des yeux me laissant à la fois désemparée et subjuguée par son désir. D'une voix profonde il me dit «  Ne bouge pas. » Sans s'approcher trop prêt, il me contourne marchant à pas lents et je reste là, immobile au centre de la pièce où plus rien n'existe à part nous deux. Le temps s'est arrêté. Derrière moi, son souffle effleure mes épaules, sa main écarte une mèche de cheveux avant que je ne sente un baiser se poser sur ma nuque, d'abord sa bouche chaude et douce se presse contre ma peau puis s'ouvrant pour mieux me dévorer me transporte pleine de frissons vers une pente dangereuse. La voie où je ne répond plus de moi, celle où seul mon corps décide. Les frissons qui parcourent mon dos m'électrise, mon ventre se resserre quand je vois la peau soyeuse palpitante de son sexe dressé vers ma bouche qui ne demande qu'à l'engloutir, la caresse humide se mêle au frisson des mes reins remuant d'une manière lancinante, je me sens fondre, glissante de désir.

Je l'étreint entre mes lèvres et fais rouler ma langue sur sa peau ferme et tendre, cherchant à reconnaître chaque contour, chaque plis, chaque creux pour mieux sentir grandir dans ma bouche l'expression de son désir. Mes mains l'enrobe fermement glissant vers le bas l'une après l'autre comme pour lui faire ressentir une pénétration sans fin. Je souhaite le sentir défaillir, s'oublier en agrippant ma nuque et aller plus au fond, jusqu'au bout, dans ma gorge. Quand cet instant de régal s'interrompt, c'est pour investir une autre partie de mon corps, où les multiples cavités laissent plus de choix à la fantaisie. Sa langue affectueusement me découvre déjà crémeuse et cherche à me rendre encore plus accueillante. Une main posée par dessus ma hanche, ses doigts glissent dans les virages creux autour d'un détonateur qu'il suffit d'effleurer pour me faire décoller vers les étoiles.

Derrière je sens ce que j'imagine être son pouce tournant en petits cercles, massant comme pour m'ouvrir, détendre l'entrée par laquelle il investit de passer. Mais pour l'instant c'est dans la place la plus avide, d'être remplie qu'il entame de me combler. Les reliefs de son gland sont un plaisir indescriptible lorsqu'il s'enfonce en moi. Il prend son temps, rentre millimètre par millimètre tandis que je me tortille sous lui pour le sentir rentrer plus loin. A peine ai je le temps de profiter de quelques « vas et viens » qu'il est déjà sorti pour tenter une entrée ailleurs plus étroite. Mon corps affamé accepte sans résistance, bien que le chemin soit plus résistant à première vue, il ne désir qu'à être pénétré entièrement, de le sentir en place, là au fond pour pouvoir me refermer autour de lui et onduler vers le plaisir qui me délivre de ma conscience.

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