dimanche 12 avril 2015

Une soirée de réveillon très spéciale



Un hivers de célibataire. J'étais, en ce jour de 31 décembre, d'une humeur tout à fait pitoyable : J'avais perdu celui que j'aimais, aucune de mes aventures ne prenaient la forme d'une relation amoureuse et le pire de tout, aucun ami ne m'avait invité à une soirée ce soir là. Je me résignais à passer la soirée en tête à tête avec mon père à boire, fumer et nous apitoyer sur la laideur du monde jusqu'au dégoût comme à notre habitude. Désespérée je l'étais belle et bien lorsque par surprise mon téléphone se mit à sonner. C'était Jérôme. Je répondait d'une voix souriante à celui qui serait peu être mon sauveur. Il me propose de m'emmener en voiture à une soirée privée dans un club libertin. Je reste sans voix pendant un instant mais ma curiosité l'emporte comme toujours et je m'entend répondre « Oui pourquoi pas » en étouffant un petit rire nerveux. La conversation est très brève mais il me donne pour consigne de m'habiller classe et sexy. Il viendra me chercher à 20h. Lorsqu'il me demande « tu seras prête? »je me demande s'il fait allusion au bien connu retard des femmes qui doivent se faire belles pour sortir ou bien s'il questionne mon audace à franchir le pas en allant avec lui dans ce genre de lieu, je lui répond que je suis toute excitée rien qu'à l'idée, ce qui était alors parfaitement vrai.
Parfait, ma soirée pivote à nouveau dans le bon sens, j'ai retrouvé le sourire. Je file m'acheter une paire de collants neufs pour l'occasion, profitant du chemin pour prévenir mon père que ...je le laissait tout seul pour aller m'amuser. La culpabilité m'accable mais je l'appel pour lui dire qu'on m'a proposer une soirée, ce à quoi il me répond d'y aller et d'en profiter. Plus rien ne me retient à présent. Musique à fond j'essaye toutes mes tenues en dansant devant le miroir. J'ai de quoi faire, je sais quoi porter pour me sentir belle et confiante. J'attends euphorique et impatiente que Jérôme arrive enfin. Il sonne en bas, lorsque j'ouvre la porte je découvre Jérôme, avec toujours la même allure de celui qui rentre de vacances au soleil. Souriant, ses yeux clairs me déshabillent de la tête aux pieds. Il ricane comme lorsqu'il commence à avoir des idées lubriques mais ne peux s'empêcher de faire une réflexion sur ma tenue « et bah ils vont être content les vieux! » il dit ça pour me faire peur, me dis je pour me rassurer. « J'ai mis des collants » rétorquais je, pour me défendre d'être trop déshabillée, en lui faisant la bise. « c'est interdit les collants là bas » «  pas grave, ça sera ma ceinture de chasteté » lui dis-je par provocation. En le faisant entrer, je découvre derrière lui une jeune fille toute fluette. Surprise qu'il ne m’ait pas prévenue mais rassurée de voir qu'elle ne serais pas une rivale mais une sorte de petite sœur car en la voyant, j'eus immédiatement envie de la protéger. Plus jeune que moi, si mince et un visage touchant mais sans l'ombre d'un désir dans les yeux. Sous la suggestion de Jérôme, nous restâmes un moment à fouiller mon placard pour lui trouver une tenue qui lui sied mieux que sa chemise blanche et jupe noire. Finalement, une robe tube fendue dans le dos, noire en dos nu avec un collier en métal autour du cou et un petit décolleté devant fit d'elle une femme élégante au corps longiligne. Jérôme lui suggéra de se lâcher les cheveux, Élisa était magnifique. Nous étions fin prêts pour partir.

Le trajet en voiture fut tranquille et long ce qui nous permis de faire plus ample connaissance. Elle était, tout comme moi, investie dans un travail d'utilité social , elle envisageait une carrière semblable à la mienne et cela me la rendit plus sympathique encore. Je cherchais à savoir si nous avions d'autres points communs hormis le fait de connaître notre lubrique accompagnateur. Elle me dit en toute franchise être définitivement « hétéro », ce qui ne me flatte pas beaucoup en cet instant mais la soirée aura surement de quoi me rassurée de ce point de vue là.
Nous arrivons dans un village désert et nous garons prés de l'église. Le lieu qui se nomme La Messaline se trouve à quelques pas de là et l'appréhension est tapie non loin . Jérôme ne ratant jamais une occasion de nous taquiner fait le paon en nous tenant chacune sous un bras très fièrement alors qu'aucun passant ne peux le jalouser. De l'extérieur, le lieu ressemble à un restaurant fermé. Nous nous présentons à l'entrée et après avoir sonné, une dame très légèrement vêtue nous ouvre la porte. Blonde au carré plongeant, souriante et avenante, elle nous souhaite la bienvenue et nous emmène vers les vestiaires. Nous ne payons pas l'entrée car Jérôme est un ami du DJ mais tout laisse à penser que le prix doit être exorbitant, surtout pour une soirée de jour de l'an avec diner sur place et spectacle de magie. Je reste comme hypnotisée par la tenue scintillante de la tenancière qui ne cache pas grand chose de sa poitrine pointant dessous. En la voyant, je suis largement rassurée sur la décence de ma tenue. Je me félicite d'ailleurs d'avoir oser sortir du placard des vêtements importables dehors. Toute de noir vêtue, un bustier satiné lacé dans le dos, zippé devant met ma poitrine et ma taille en valeur. Un jupon en tulle très court et transparent cache tout juste ce qu'il faut. Aux pieds, des escarpins rétros à talons hauts me galbent la jambes et m'allonge la silhouette. Avec mon tour du cou, mes cheveux relevés et mes yeux maquillés, je me sens enfin belle.


Comme c'est notre première fois, la patronne nous fait une visite guidée du club. Nous la suivons vers la salle principale : c'est spacieux, très rouge. Les personnes présentes sont manifestement plus âgées que moi et à cet instant, où nous sommes très exposés aux regards, nous nous sentons pour le moins observés. Il y a des barres de pole-dance sur une piste de danse en estrade. Les banquettes sombres et veloutées en contre bas sont comme incrustées dans le sol sur le pourtour d'une fausse ronde. Au fond de la salle, le bar où nous avons le droit à une consommation offerte par la maison. Plus loin, au fond du couloir, nous accédons au restaurant où nous dinerons. Vers la droite le fumoir et l'accès extérieur vers la piscine. Les femmes que je croise n'ont pas l'air aussi ravies que leur mari de me voir présente. Heureusement je repère un couple de jeune gens, arrivés presque au même moment que nous, il nous suivent à distance pendant notre visite. La jeune femme porte avec beaucoup d'élégance un corset rouge satiné, elle est la seule à me plaire pour le moment. En repassant prés de l'entrée, Jérôme me montre une salle à droite de la piste de danse, la salle romaine au centre de laquelle se trouve un lit rond démesurément grand. En me pointant du doigts les poulies au plafond, il me dit à voix basse « tu seras attachées là toute à l'heure » sans pouvoir garder son sérieux, «  t'es malade » répondis-je d'un ton amusé en m'accrochant à son bras. Nous accédons ensuite à l'étage où se trouvent les coins câlins. Des pièces plus petites avec plusieurs lits et au fond du couloir, dans une lumière tamisée parme, une salle qui semble immense dans les tons argentés. Les éléments de décorations sont sobres et actuels. Des chandeliers noir laquées, un papier peint irisé au motif végétal texturé, des récipients design garnis de préservatifs et des agrandissements de photos sensuelles. Sur la gauche, un fin rideau de perles nacrées cache un grand lit rond dans une alcôve éclairée de bleu. Au fond de la salle, on distingue à peine dans l'obscurité la banquette qui longe les deux autres murs. C'est impressionnant, même vide. Pour finir, les toilettes, sans portes. Juste un rideau de perles derrière lequel on distingue un lavabo et un miroir ainsi que des cuvettes en inox posées sur un carrelage gris mat. Asses dissuasif pour ma part.


Nous retournons vers la salle du restaurant car le diner spectacle est sur le point de commencer. Tout le monde est presque installés et nous trouvons de la place à une table où la conversation va bon train. Les convives avec qui nous partageons le couverts semblent se connaître pour la plupart, des habitués sembleraient ils qui nous font un accueil très chaleureux. La table est belle, le couvert a quelque chose de raffiné qui participe à donner une impression de luxe. Les serveurs débouchent les bouteilles et nous servent. Nous sommes placés de manière à être toujours en face et entre deux personnes du sexe opposé. Nous trinquons à cette délicieuse soirée de fin d'année. Jérôme à ma droite est en face d'Élisabeth en bout de table. Mon voisin de gauche est un homme d'un age vénérable, élégant mais je ne suis pas venue pour lui et lui montre par la distance que je garde et le peu de regard dans sa direction qu'il n'est pas question qu'il espère. Cependant, je reste gentille en répondant à son sourire gêné par un regard amical. Les femmes sont superbes, fraiches et pétillantes malgré qu'elles soient surement grand-mères, c'est rassurant de se dire qu'il est possible de bien vieillir. L'une d'elles se tourne vers moi et me demande : « C'est la première fois? » j'acquiesce et elle me donne le plus précieux conseil à connaître pour aller dans ce genre de lieu « tout est possible, rien n'est obligatoire » avec un petit clin d'œil plein de malice. Rien n'est obligatoire...
Les femmes s'amusent en lisant le menu, elles plaisantent sur la tournure des formulations
« Amuse bouche, c'est intéressant » «  On a faim! » lance une autre à la cantonade avant que sa camarade lui intime d'être plus discrète. L'ambiance est bon-enfant. L'homme en face de moi est Psychiatre, il a un air malicieux, il commence à se tramer quelque chose sous la table car les deux amies qui l'entouraient ont soudainement disparues. Il se contient comme il peut en fermant les yeux. Lorsqu'elles réapparaissent, elles se lèchent les babines « amuse bouche...c'est écrit sur le menu » dit l'une d'elle en riant comme pour se justifier. Lorsque les entrées sont servies, on entend un soulagement collégiale dans la salle, le service à tarder. Les plats sont bons, saumons fumé, foie gras, volaille fondante, c'est un régal. Puis viens le moment du spectacle de magie, un jeune homme plein de trac fait son entrée sur la scène en fond de salle; aussitôt les déchainées de ma table se lèvent et se mettent à hurler : « A poil le magicien! » En pouffant de rire « Chut les filles voyons » le psychiatre reste toujours posé, sourire aux lèvres, yeux mis clos mais toujours étincelants. Le pauvre jeune homme se met à rougir et bafouiller mais il poursuit son numéro comme il peut. Le patron vient à notre table, tout le monde s'est calmé autour de moi...il parle du respect pour les artistes. « On va être sage » lui dit ma bonne fée en inspirant la confiance. Les tours s'enchainent, on applaudit quand il faut en finissant nos glaces, on attend la fin...car après le diner, la piste de danse sera ouverte et alors...les coins câlins aussi...

Jérôme n'attend pas, il me prend par la main et m'entraine avec Élisa dans le couloir. On s'échappe pour monter à l'étage avant qu'il n'y ai trop de monde. Jérôme va directement dans l'espace bleuté derrière les rideaux. On se retrouve tout les trois sur le grand lit...il y a un homme seul qui reste à distance derrière le rideau. Jérôme commence à nous regarder toutes deux comme s'il attendait que nous fassions quelque chose. Élisa lui dit encore une fois qu'elle n'aime pas les filles. « Je peux quand même retirer tes bottes? » Elle accepte. Jérôme se met à sa porté quand j'aperçois l'homme ouvrir le rideau pour venir voir plus prêt. Il semble du même age que les autres, en costard soigné. Ne sachant comment m'y prendre pour lui faire entendre qu'il n'était pas le bienvenu, je me tourne vers Jérôme en qui je cherche une protection mais il est à cet instant trop occupé. J'ai essayé de m'interposer quand j'ai vu a la main de l'incruste sur le mollet de ma complice. Je n'ai pas su me souvenir du précieux conseil, ni trouver comment le repousser. J'ai agi en me dévouant sans même savoir ce qui m'y poussait. J'ai simplement tendu ma jambe près de celle de mon amie pour qu'il ait autre chose à caresser, il a très vite saisi le message pour ne se concentrer que sur moi. Je me suis laissée faire, sans émotions. Je me sentais absente, un peu ailleurs, me demandant ce que j'étais en train de faire avec cet homme entre mes jambes. Les choses n'ont pas trainées et j'ai aussitôt essayer d'oublier cet épisode dont je n'étais vraiment pas fière.

Nous redescendons et constatons que tous les convives sont sur la piste, Jérôme en profite pour aller voir son ami Patrick dans la cabine du DJ. Celui -ci nous fait tous entrer dans la cabine et nous fais la bise dans l'espace exigu. Jérôme échange quelques mots avec son ami, lui confiant qu'il est très content du déroulement de la soirée, plus bas il lui souffle qu'il a repéré une jolie blonde qu'il espère retrouver plus tard dans la piscine. Élisa me confie être venue en espérant finir la soirée avec Patrick. Aussi pour les laisser seuls un instant, j'accompagne ensuite Jérôme vers la piscine mais elle est vide, nous passons un moment au fumoir où une femme fait irruption en demandant si quelqu'un a vu son mari, avant de retourner sur la piste. Un peu lasse je me décide finalement à aller danser. Au bout d'un moment je repère un jeune homme brun qui ne cesse de m'observer, il cherche mon regard, je ne m'en détourne pas. Aussitôt il se rapproche pour danser prés de moi et nous entamons la conversation. Il me demande avec qui je suis venue, je lui explique que mes amis sont par là mais que je ne suis pas en couple. Il me montre sa copine assise sur le banc, c'est la belle brune que j'avais repéré avec son corset rouge. Je lui répond qu'il a beaucoup de chance. La musique nous assourdis mais j'arrive à comprendre que c'est elle qui l'emmène, qu'ils sont allés au cap d'Agde célèbre camp naturiste et libertin. Je me met à penser que se sont des habitués mais l'attitude de sa copine ne colle pas avec son discourt. Elle se ronge les ongles nerveusement. Lorsqu'il va lui dire que je suis intéressée par la rencontre, elle se sauve. Il revient me dire qu'elle est un peu timide et qu'elle est partie fumer une cigarette pour se décontracter. Il me demande de les aider à se mettre à l'aise. Je ferais de mon mieux. Lorsqu'elle revient se rasseoir sur le banc, je la rejoint et lui dit qu'elle me plait beaucoup, que je l'avait vu des le départ et que son copain a bien de la chance. Je la rassure en lui disant qu'il n'y a qu'elle qui m'intéresse, pour éviter tout malentendu et jalousie.


Je leur propose de leur faire une visite guidée de l'étage, tout en sachant qu'ils ont fait la visite en même temps que nous, mais ils jouent le jeu et me suivent. En montant les escaliers, je me rend compte pour la première fois à quel point je me sent à l'aise ici. Je leur montre la première pièce sur la droite et ma belle complice entre en se tenant les mains, nous la suivons et observons les différents lits qui sont dans la pièce. Un grand lits à baldaquins tout prés de l'entrée nous tend les bras, nous ne prêtons des lors plus attention aux autres lits plus étroits. Je me trouve en face d'elle à la contempler. Elle est vraiment très attirante, fine, pas trop sure d'elle. Je me rapproche un peu et de ma main, lui caresse le bras. « Comme tu es douce... » elle me regarde par en dessous et me souris timidement. Mon bras s'enroule autour de sa taille pour la rapprocher un peu plus et mes lèvres trouvent les siennes. Son copain nous observe et derrière lui c'est formé un attroupement à la porte, il n'est plus le seul à nous regarder. Nous aurions aimer avoir le temps de poursuivre à notre rythme, mais son impatient copain vient derrière elle, commence à la toucher et très vite manifeste son empressement à la voir quitter une partie de sa tenue. Ses bottes lacées sont notre principal obstacle, je propose qu'on en retire une chacun. Elle s'assoit sur le bord du lit et se laisse faire en gloussant. Je commence par desserrer les lacets de haut en bas, je l'entend rire et relève la tête. Je comprend lorsqu'elle lâche « on voit la différence » et constate que son partenaire tire sur le talon comme un acharné. Finalement n'y tenant plus, il ne me laisse plus la possibilité de faire autre chose que de les regarder, je reste proche un moment. Mais lorsque je manifeste mon ennui, il me retient et formule quelque chose qui ressemble à une tentative d'approche, je regarde sa copine et l'interroge du regard. Elle hésite et fini par céder mais cela ne me convient pas, je n'était pas venu pour ça. Je préfère les laisser seuls, enfin ce n'est pas exactement le mot juste puisque seuls nous ne l'étions plus du tout. Tellement absorbées par l'instant, je n'ai pas vu entrer les autres et il y en a plein autour de nous... « je cherche ma culotte, excusez moi » dis je à ceux que je rencontre en voulant sortir du lit.

Je repars à la rencontre de mes amis en me félicitant tout de même d'avoir su dire « non » cette fois ci. Je croise dans un couloir l' « homme de l'alcôve bleu » qui d'un petit signe discret me pressente à sa femme, celle ci me remercie chaleureusement mais je ne sais comment le prendre. Je me demande comment elle peut être sincèrement contente pour lui? Elle en a l'air en tout cas et ne me regarde pas comme une menace. Gênée, je préfère me sauvée et retrouve ravie mes deux amis qui me demandent en cœur où j'étais passée
«  à l'étage avec un couple de jeunes très mignons » répondis-je radieuse. Jérôme n'est pas aussi enjoué que moi, la blonde est en couple et ils ne sont pas échangistes mais plutôt « exhibe ». Élisa ne semble pas ennuyée d'attendre la fin du set pour retrouver celui qu'elle aime. Danser ne me dit plus rien car il est tard et la piste est presque vide, seule une femme corpulente en robe rouge à lanière investie tout l'espace et semble beaucoup s'amuser. Nous cherchons quelque chose à boire pour nous réveiller. Prés du bar, des hommes tiennent leur compagnes complètement nues par la taille. Je me décide enfin à profiter de la consommation gratuite mais le barman m'explique qu'à cette heure tardive, ils ne servent plus d'alcool. Un jus de fruit fera l'affaire. « Toujours en pleine exploration sociologique? » me demande Jérôme. « Oui parfaitement, je suis en pleine étude » Mais le rafraichissement procuré par la boisson ne suffit pas à trompé l'ennui alors je me décide à remonter à l'étage. « C'est en haut que tout ce passe » dis-je avant de disparaître à nouveau.


Les salles du cotés ne m'inspirent pas trop. En temps que jeune femme seule, il faut un certain cran pour entrer dans un espace plutôt confiné où se déroulent des choses qui pourraient ne pas me plaire. Par prudence, je préfère me diriger vers la grande salle. Il y a du monde partout sur les banquettes. Je retrouve nos compagnons de tablées dans l'alcôve bleu, les femmes sont d'une forme olympique. L'une d'elle ressemble à Patricia Kass et saute à califourchon sans répits sur celui que je crois être le psychiatre qui mangeait en face de moi, ils ont l'air de vraiment bien s'amuser...
Je m'assoie sur un rebord le long du mur et reste un moment juste à observer autour de moi. On ne distingue pas bien se qui se déroule au fond dans les coins obscures mais ce que je peux voir n'a vraiment rien de choquant, hormis le fait que les gens soient en train de faire l'amour, aucune pratique saugrenue ne m'a surprise. On entend quelques soupirs et grognements. En balayant du regard autour de moi, je constate la présence d'un jeune homme, assis comme moi un peu plus loin sur la même banquette, il observe aussi. Nos regards se croisent et nous nous sourions. Il est mignon, je me laisse tenter. Il me demande s'il peux se rapprocher et nous voilà cote à cote à faire connaissance. Il s'appelle Sébastien, il est de la région Lyonnaise, un peu plus jeune que moi, il me rappel quelqu'un...ou bien c'est sa coupe de cheveux...Il me demande ce que je fait là toute seule. Je lui explique donc et lui retourne la question. Il est venu avec des amis, il ne vient jamais dans ce genre d'endroit d'habitude mais ses parents avait un club à Lyon avant, c'est une ville très active de ce point de vue là me dit il. Nous parlons de tout et de rien, il a l'air de se défendre d'être là par envie pourtant je sens bien qu'il cherche à faire bonne impression en me rassurant et cela fonctionne plutôt bien. Nous tombons d'accord sur le fait que c'est une situation propice au célibat, mais qu'en couple, cela serait plus compliqué. Nous parlons longuement, jusqu'au moment où l'on se confie n'avoir pas encore avoir fait de rencontre satisfaisante depuis notre arrivée.
-« Peu être que, quand il y aura une place libre sur les banquettes, nous irons faire connaissance plus amplement? » Lui dis je, les yeux pleins de promesses.
-« J'aimerai bien, tu es la seule avec qui j'ai eu un véritable échange, les autres, j'avais même pas envie de leur parler »
-« Je suis contente que l'on se soit trouver ».
Mes mains et ma bouche sont déjà en voyage, sur son avant bras je laisse mon envie se manifester, en lui pétrissant les mains, je les porte à ma bouche. Il s'empare du baiser que je lui tend et me le rend avec toute la sensualité dont peuvent faire preuve les hommes sensibles. Sa respiration est tellement emprunte d'émotion que je me sens parcourue d'un frisson électrisant mon échine. J'ai le regard brulant mais le sourire timide, je reste retenue, haletante certes, mais je n'engage rien avant qu'il ne le déclenche. Il comprend mon désir et m'emmène vers un lit.

Debout, tout prés l'un de l'autre nous nous regardons dans les yeux en souriant, il fait juste la bonne taille quand je porte mes tallons. Il m'embrasse, me prend le visage dans les mains, me serre contre lui. C'est envoutant. Je répond à son étreinte avec toute la tendresse que j'aurai voulu offrir à une belle rencontre. Car à cet instant je sais que c'est lui ma belle rencontre de la soirée, je me sent si bien que le reste à comme disparu. Nous sommes tout les deux dans une bulle, nous échangeons des caresses avec beaucoup de douceur. Il prend soin de ne pas me brusquer, pendant que intérieurement, je bouillonne à petit feu. Tout doucement, il m'allonge sur le lit et me contemple tranquillement, il fait le tour pour se placer face à moi et d'un geste se débarrasse de sa chemise, il est beau. Sous son pantalon, je perçoit un renflement et me mord les lèvres sans m'en rendre compte.

Enfin il se penche sur moi et commence à glisser ses mains sous mes vêtements. Je suffoque et me tortille pour me contenir comme je peux. Il m'embrasse les seins, je brule, je sens que je coule. Mes jambes se frottent, mon bassin ondule, ma poitrine se soulève, je suis prête, je n'attend plus que lui.
Ses mains qui passent entre mes jambes sur mon collant me font perdre la tête. Ce collant est une barrière infranchissable, le tissu tendu est si fin...Ses doigts passe sur moi et je me soulève pour sentir plus de contact. Le calvaire semble durer une éternité, j'adore être torturée de la sorte.
Je tire sur l'élastique à ma taille pour le faire descendre, mon Apollon m'aide à me libérer et enfin je sent sa bouche sur ma peau. Tout d'abord tendrement sur la cuisse, il prend son temps, je sais que je peux me détendre...Sa langue velouté, d'une douceur m'effleure et je gémis langoureusement en fermant les yeux. Je suis loin et pourtant complètement là, je ressens tout avec une telle intensité que plus rien n'existe que la palpitation qui grandi dans mon ventre. Je voudrais sentir quelque chose me combler, le vide aspire ses doigts, il me fait attendre, je ne tiens plus. Je me redresse pour lui faire face, je le regarde en me rendant compte de cet instant hallucinant. De mes mains, je lui fait sentir l'intensité de mon désir par les caresses légères et appuyées que je place sur son dos et ses épaules en le serrant contre moi. Je lui embrasse le cou en le mordillant. Je repasse par sa bouche que j'effleure avec ma langue et nos mains se serrent tant nous nous désirons. Je fait descendre quelques baisers le long de son torse imberbe avant de m'arrêter un peu avant la lisière des sous vêtements. Lorsque je le regarde, il a déjà les yeux fermés. Je frotte mon nez contre le tissu bombé, j'essaye de sentir le volume dans ma bouche en diffusant un peu de sa chaleur. Enfin il craque et s'extirpe de son caleçon. Je commence à le lécher doucement, à le tenir délicatement, je le goute gentiment. Je lui montre à quel point c'est bon pour moi d'être là avec lui dans ma bouche. Son corps répond bien, je le sent se gonfler et prendre toute la place se qui décuple mon appétit. Un peu plus fermement j'applique mes caresses et écoutant son souffle, en reprenant, en changeant, en allant moins vite pour calmer le jeu. Je ne cesse de me tortiller et de sentir mon entrejambe glisser. Il pousse dans ma bouche en appuyant ses mains sur ma nuque, je sais que cela lui plait et je m'applique encore plus. Il se retire soudainement pour m'embrasser et s'arrête un instant pour regarder mon visage avec attention. J'ai le sourire jusqu'aux oreilles. Il attrape un préservatif et me le tend. Je le déballe en le regardant. Je passe ma langue une dernière fois sur son gland nu avant de lui mettre la capote sans le lâcher ni des yeux ni des mains.

Il me saisis les épaules et m'allonge sur le lit, je recule un peu plus, il n'y a personne autour, que nous à cet instant. Il se met au dessus de moi et cherche à se placer entre mes jambes. Mon corps l'accepte avec volupté et il me resserre un peu plus contre lui pour m'embrasser. Il reste là sans bouger, son sexe à l'intérieur, sa langue sur mes lèvres. Je remue comme un serpent en me contractant autour de lui, ma respiration est pleine de supplication. Il me regarde et se met à bouger très lentement, il sort presque, et rentre à nouveau avec la même langueur qui me fait complètement chavirer. Je me cramponne à lui, je colle mon bassin pour le sentir et chaque fois qu'il reprend son geste, je sent que je suis avec lui en train de monter. Mes gémissements le guident, il n'hésite plus à me remplir avec ampleur et je me resserre plus fort à chaque fois autour de son membre prêt à exploser. Il me saisie par les fesses pour me presser d'avantage contre lui et nous partons ensemble vers une fusion de plaisir. Intensément, nous avons fais l'amour.

Nous sommes resté là à reprendre nos esprits dans un instant de tendresse. Je soupire en souriant béatement. Nous nous enlaçons et nous remercions mutuellement pour ce beau moment. Nous avons complètement perdu la notion du temps et nous inquiétons de savoir où sont nos amis. Avant de nous quitter, nous échangeons nos numéros de téléphone malgré le fait que nous savons tout deux, qu'avec la distance qui nous sépare, nous ne nous reverrons probablement jamais. Cependant, il me tient la main en descendant les escaliers. Ses amis lui tombent dessus et me regardent l'air curieux de savoir ce que nous faisions ensemble. Nous nous disons « au-revoir » car tous l'attendaient pour partir. Lorsque je retrouve Jérôme et Élisabeth au bar, ils ont une triste mine, celle de ceux qui s'ennuient depuis trop longtemps. J'arrive vers eux avec un sourire désolé. « Alors c'était bien? » « Ho oui !!! je suis sur un petit nuage... ».« Bon, on peux y aller? » demande Élisa exténuée. Il me semble, à son humeur, qu'elle n'a pas retrouvé celui qu'elle attendait, mais pour ne pas la froisser d'avantage, j'évite d'être trop curieuse à ce sujet.
Nous rentrons au petit matin, le froid à givrée les vitres. Sur le chemin du retour, je suis la seule à maintenir la conversation, encore sous l'euphorie de la soirée. Élisa quant à elle, s'est endormie sur la banquette arrière. Le trajet me semble plus rapide qu'à l'aller. Jérôme me dépose en bas de chez moi et je le remercie encore une fois pour cette soirée extraordinaire. Fatigué lui aussi, il ne s'attarde pas et redémarre aussitôt.

Arrivée à la maison, il m'est impossible d'aller me coucher directement. J'allume mon ordinateur pour voir les quelques messages de bonnes années et trouve avec stupéfaction, connecté sur un réseau social, celui que j'aime encore et souhaite reconquérir depuis l'été dernier : Frederick.
Mon cœur s'emballe. Le déroulement de la nuit m'a tellement nourrie de confiance en moi que je lui écrit sans hésitation. Tout d'abord pour lui souhaiter la bonne année et savoir comment s'est passé sa soirée de réveillon. « Une soirée sympa, sans plus. » Il me dit avoir eu un petit coup de déprime au moment du compte à rebours lorsque tout les couples se sont embrassés. Qui ne le serait pas dans une situation pareille. Mon cœur se ramollie. Il me demande comment était ma soirée. Je ne sais pas quoi lui répondre, mais je jette un regard à ma tenue que je n'ai pas quitter et lui répond « si tu voyais comment je suis habillée... » Il attend plus de détails et je lui lâche que j'ai passé la soirée dans un club échangiste. Frederick est stupéfait, mais l'incrédulité fait vite place à l'excitation. Il m'écrit quelque chose faisant allusion au fait qu'il voudrait me voir et je lui rétorque «  et bien? viens... » sans une once d'hésitation, il me répond « j'arrive ». Je n'en crois pas mes yeux, je suis encore plus euphorique que ces gens qui gagnent des gros lots aux jeux télévisés. Je me précipite dans la salle de bain pour me rafraichir un peu. Le temps de rouler de quoi fumer, on frappe à la porte. Déjà? Comment est ce possible? Lui qui met d'habitude tant de temps à se décider, à se préparer... J'ouvre et le trouve tout essoufflé avec son bonnet qui le rend si mignon quand il prend son air de malheureux. Un simple regard échangé et l'envie pressante de s'embrasser prend le dessus. C'est si bon d'avoir enfin dans mes bras celui que j'ai perdu.

Des l'instant où le contact fut renoué, il nous était presque impossible de le défaire. Il est resté un instant comme ça dans mes bras, tout habillé, à me serrer. Il a pris un peu de recul pour mieux me voir et m'a regarder avec ses yeux irrésistibles qui disent tout. J'étais tellement contente de le voir là, qu'aucun mot ne me venait. Il entra et retira son manteau avant de revenir prés de moi dans le couloir en mettant son corps contre le miens pour atteindre la patère. Je le retiens au passage et lui pose un baiser doux sur la bouche, je ferme les yeux comme pour mieux savourer l'instant. Suspendue à ses lèvres entrouvertes et souriantes, je retiens mon souffle. Déjà sous son charme magnétique, je ne résiste pas à l'envie de me rapprocher d'avantage. Il me respire le cou, cela me fait frissonner de plaisir. Il me demande si ma tenue m'a servie tout en promenant ses doigts sur le laçage du corset. Je suis gênée de devoir lui répondre, je trouve vite une pirouette pour esquiver en lui disant qu'une tenue sert avant tout à être vue. « et pas touchée? »
poursuit il avec la main entre mes jambes. Le collant soyeux est à nouveau devenu un carcan qui m'emprisonne à l'extérieur duquel rien ne paraît de l'effet que me font ses effleurements. Mes jambes veulent s'écarter, ma respiration se soustrait quand je le vois se diriger entres elles. J'essaye tant que possible de rester immobile mais mon bassin ne cesse d'onduler.
N'y tenant plus, je passe mes pouces sous l'élastique qui me serre la taille pour le faire glisser sous mes fesses, mais mon empressement se retrouva contraint à la patience car mes pieds étaient toujours chaussés. Frederick, avec toute la ténacité et la minutie qui le caractérise, entreprend de me libérer. Les jambes nues, je suis désormais totalement à sa merci. C'est fou l'emprise qu'il peu avoir sur moi, simplement par le fait de savoir le plaisir qu'il va me donner. Je fond sous ses caresses.
Il sait si bien comment suivre le rythme de mon corps, il est à l'écoute de mes réactions, c'est un dialogue où sans aucune parole, nous nous répondons très bien. Ses cheveux balayent l'intérieur de mes cuisses quand il vient se pencher au dessus de moi. Ses mains me palpent l'intérieur des cuisses me donnant envie de les ouvrir d'avantage. De son nez, il m'effleure et je ne saurai dire si il essaye de sentir quelque chose mais il respire au travers du tissus de ma culotte me faisant sentir son souffle chaud. Du bout des doigts, il caresse la couture de l'élastique, cherchant un espace pour se faufiler en dessous. Je sais que lorsqu'il aura poser sa bouche sur moi, je ne pourrais plus rien faire d'autre que d'apprécier l'instant, et parfois je sais à quel point cela peu être un jeu de patience entre lui et mon corps mais j'ai envie de lui en moi plus que tout autre chose alors je tente de me redresser. Semblant ne pas y prendre garde, il poursuit son exploration et profite de mon changement de position pour faire disparaître le mince sous-vêtement que je portais.
Assise sur le bord du canapé, je pense que je vais réussir à m'occuper de lui mais c'est sans savoir qu'il allait me saisir par les poignets. Il les passe sous mes jambes et me force à les écarter. Je me retrouve contrainte de me tenir dans cette position où je suis complètement offerte à ses explorations. Mes mains partent à sa rencontre car il me tarde de sentir sa peau velouté. J'ai du mal à l'interrompre dans ses élans pour le déshabiller à son tour. Nous sommes presque en train de nous dévorer tant nous nous désirons. Lorsque je sent son corps prés de moi, si chaud et doux, je pourrais restée blottie comme ça une vie entière. Son sexe tendu sous le tissu est toujours aussi érigé. Son contour me laisse deviner l'intensité de son désir. Une de mes mains veux le libérer, l'autre préfère l'encercler, le tenir délicatement mais avec fermeté. Cette texture soyeuse entre mes mains me donne envie d'en rapprocher ma bouche, de lui faire sentir la tendresse satinée de ma langue.








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