samedi 18 juillet 2015

Love" film de Gaspar Noé

 les news d'Anouchka : On a testé pour vous




Hier soir, je suis sortie avec mon chéri. Un ami nous avait proposé une sortie avec un couple au Rituel-Foch, le hammam libertin le plus chic de la capitale, mais nous voulions nous retrouver tout les deux, juste être ensemble. Nous dinons dans cette brasserie en terrasse située non loin de la place St-Michel. La viande y est délicieuse, les cocktails bien dosés, les serveurs top-niveau, si j'étais guide gastronomique, je lui donnerais facilement une étoile, je trouve ça tellement rare les services soignés de nos jours, bref...là n'est pas le sujet. Après dîner, nous allons au Cinéma voir le film "Love" de Gaspar Noé. 

Pourquoi? Parce j'aime bien savoir pourquoi tout le monde s'offusque et comme j'ai malgré moi suivi un minimum l'actualité, je sais que le film est loin de faire d'unanimité. Déjà, on peut compter sur les doigts d'une main le nombre de salles qui le joue à Paris alors qu'il est sortie il y a trois jour !? 
Qu'est ce que cela veux dire? Que le film dérange, que les salles n'assument pas de montrer ce genre d'images au tout venant. La censure bien pensante sévit toujours. 
Il en a fait du bruit, ce film, qui n'a pas fait son article dans la presse pour le descendre?

Télérama vous raconte le début du film:

 

Les lunettes 3D sur le nez, les choses sérieuses commencent en effet dès la première scène, très belle, très sensuelle, très explicite, puisqu'on y voit Murphy (Karl Glusman) et Electra (Aomi Muyock) en travers d'un lit, se masturbant mutuellement jusqu'à l'éjaculation du garçon. Puis on retrouve Murphy allongé à côté d'Omi (Klara Kristin) dans une ambiance plus sage, conjugale, au petit matin. Lui rentre de soirée dans un état narcotique avancé, elle se lève pour s'occuper de leur bébé. Il reçoit un coup de fil affolé de la mère en larmes d'Electra, qui s'inquiète pour sa fille, dont elle n'a aucune nouvelles depuis des semaines. Le jeune père de famille regrette alors, en voix off, son Electra disparue et agonit d'injures sexistes la mère de son enfant. Construit à l'envers, le film va donc remonter le fil d'une passion qu'on devine plus sexuelle qu'amoureuse, entre un bellâtre américain et une bombe latine aux yeux verts dans le huis clos d'un deux-pièces cuisine du 18e arrondissement parisien. Difficile de s'emballer pour les tourments affectifs d'un type qu'on a déjà envie de baffer tellement on a capté en trois minutes son immaturité et sa muflerie et pour une histoire dont on sait d'emblée comment elle va finir : dans l'enfer ouaté d'une paternité non désirée

Pour lire l'article complet c'est ici:

La presse le trouve mal joué, trop long, il ne tarde pas d'ailleurs à être censuré par Fleur Pellerin, la Ministre de la culture. Peur que cela donne envie à certains jeunes? Dommage car je pense qu'il n'y a pas meilleur illustration de ce à quoi ressemble la liberté sexuelle d'aujourd'hui avec sa complexité sentimentale et les conséquences d'un tel choix. C'est presque un film éducatif tant il « dénonce » entre guillemet les conséquences de l'usage de drogues, alcool, et autres addictions tel que le sexe...pas vraiment l' éloge de ce genre de comportement.
 
Le scandale comme promotion? 

Voir article sur le blog de l'actualité de la censure au cinéma 
 http://darkness-fanzine.over-blog.com/

Gaspar Noe et Aomi Muyock
Je m'avance surement en disant cela mais je pense que Gaspar Noé n'a pas peur de choquer, ce n'est pourtant pas le but premier du film. Il cherche à montrer une réalité des émotions...



C'est d'un réalisme absurde pour ceux qui ne connaissent pas cette réalité, certainement...Mais pour ma part j'ai trouvé les acteurs tout à fait crédibles, qu'ils ne soient pas de grands acteurs commerciaux certes, mais ils ont tous l'air de vivre ce qu'il se passe, surtout l'acteur qui joue Murphy. Quand j’entends dire qu'ils ne sont pas crédibles, je me dit que sans connaitre ce genre de sentiment et n'ayant rien de connu dans sa vie pour s'y référer, c'est plus facile de penser que c'est improbable. Mais si, c'est possible...

Le film aurait pu s'appeler « Sex Drogues Passion » les gens auraient sans doute mieux compris le propos mais ce serait complètement passé à coté du film que de le voir comme cela. Le film s'appelle Love et tout au long du désastre qui se joue, on ne peux s'empêcher de ressentir la peine du protagoniste. De l'amour passion, déchirant il en est question tout au long du film, difficile de l'identifier quand on est bridé dans sa tête sur ce que doit être l'amour. Ce Monsieur trouve les dialogues mauvais, mais je les ai trouvé simplement ordinaires et réalistes, il suffi d'écouter des gens ordinaires se parler... 
 Si vous êtes asses ouvert d’esprit, allez le voir pour :

- Les scènes de sexe, très belles. De chaque plan on pourrait faire une photo, le cadrage est vraiment somptueux. Aucunes scènes de sexe ne m'a dérangé ou choqué, on voit des gens s'aimer passionnément. J'ai envie de dire Merci à Gaspar Noé de montrer cela au cinéma, si les jeunes pouvaient voir des scènes du cul comme celles ci, je me ferai moins de soucis quand à l'influence du porno sur les comportements. 

-Les acteurs aux physiques agréables et naturels, pas refaits ni surfaits, les filles sont poilues, c'est un parti pris pudique peu être et anti conformiste qui me plait bien (j'imagine bien les actrices se faire poser de faux poils pour jouer les scènes de nu ou bien devoir se les laisser pousser pour cacher au maximum leur intimité)


-La 3D, celle-ci d'habitude me rebute mais là elle ne m'a pas trop dérangée. J'ai quand même sourit au moment ou l'on voit une « éjac » de face.

-La chronologie du film absolument géniale, autant qu'elle pouvait l'être déjà dans « Irréversible ». D'autant plus que les scènes de défonce, le rapport aux drogues est au service du chaos mental qui s'opère dans la tête du protagoniste. 

-La Musique de la Bande Originale excellente dans le contexte, mélange d'électro, de Pink-Flyod et de musique classique. 




-La mise en scène à la hauteur d'un grand cinéma d'auteur mérite d'être considérée plus que catégorisée. 

Porno pas porno? C'est le seul sujet qui semble intéresser les journalistes apparemment.
C'est peu être parce que le personnage principal induit des sentiments ambivalents chez le spectateur que le film aussi, de ce fait, ne peux être tout à fait apprécié, car l'histoire et les personnages ne donnent pas envie de s'identifier plus longtemps à leur place qui semble inconfortable. Alors ce qui dérange au fond c'est peu être tout simplement de « bander «  devant une situation désastreuse, pourtant d'autres films bien avant ont voulu analyser le thème de l'amour gâché par l'infidélité, liberté sexuelle, perversion, appeler ça comme vous voudrez

Par exemple : « La vie d'Adèle », « Vicky Cristina Barcelona », « Neuf semaines et demi », « L'empire des sens »...
Je m'attendais à un film long, j'ai été un peu surprise par la fin, car on attend quelque chose qui ne se produit pas, cela laisse un gout désagréable en sortant de la salle. Personnellement ce film nous a bien fait réfléchir sur notre histoire de couple, je me suis identifiée à tout les personnages, il faut dire que je suis facilement dans l'empathie, mais là cette histoire me parlait, aussi amer que cela puisse faire comme sensation, car leur histoire me semblait réaliste. Tout simplement.


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