lundi 26 octobre 2015

Jamais sans toi, peut-être avec un autre ou l'esquisse d'un été partagé



Je meurs d'envie de partager avec vous la nouvelle érotique que j'ai écrite dans la nuit du changement d'heure pour le concours organisé par les avocats de diables. Les contraintes étaient de rédiger une nouvelle érotique entre minuit et 7 h du matin, sur le thème "Jamais sans toi, peu être avec un autre" et pour dernier mot "ancre".
L'exercice fut laborieux et transcendant à la fois, j'ai bien cru ne pas y arriver mais grâce à vos messages d'encouragements j'ai tenu bon jusqu'au bout. J'ai envoyé mon texte dans les temps, même si des la première relecture je suis horrifiée de tout ce qui aurait pu être amélioré mais je n'avais plus le temps.




Jamais sans toi, peut-être avec un autre.



Au début de ma relation avec Frederick, je ne comprenais pas pourquoi il semblait me laisser le droit de lui être infidèle. Comment envisager ce début de vacances seule en sachant qu'il n'était pas contre le fait que je me trouve un amant?

L'été s'annonçait sous les meilleurs auspices puisque je venais de valider mon diplôme, grâce entre autres choses, au soutien affectif et charnel de mon nouvel amoureux, Frédéric. Je l'avais rencontré lors d'un stage en ludothèque pour ma formation d'éducatrice; bien souvent il ne m'en faut pas plus qu'une expérience professionnelle dans une équipe mixte pour me retrouver dans une situation ambiguë, je crois que cela me motive à me lever le matin.
Dès le départ notre histoire avait pris une tournure très sexuelle, j'avais trouvé en lui l'amant idéal, celui avec qui me faisait jouir à chaque fois, parfois mieux que je ne l'aurais fait moi même et je n'avais jamais connu cela. Lors de notre premier rapport il parvint à s'introduire sans résistance derrière, là où je pensais ne plus être prête, il explorait mon corps tel un scientifique et chaque jour allait de découverte en découverte, nous aimions nous aimer et faire l'amour ensemble. Nous sortions ensemble depuis quelques mois à peine, mais la passion qui s'installa entre nous scella notre dépendance mutuelle sans que nous n'y prenions garde. Lorsqu'au bout de quelques temps, je me posais la question de savoir si nous étions un couple, voyant cela un peu comme un pacte de fidélité, il ne me répondit pas très clairement et je compris alors qu'il ne semblait pas friand de ce genre de monogamie de circonstances.
Un jour, tandis que nous étions chez moi et que je lui confiais mes frasques passées, il me répliqua que si j'avais des amants, il préférait que je les ramène « à la maison ». Cette phrase m'avait laissée sans voix, je n'avais pas l'habitude d'être considérée avec autant de liberté. Un soir, alors que nous étions blottis l'un contre l'autre dans mon lit après avoir passé un moment formidable à nous laisser porter par l'instinct de fusion, je lui confiais vouloir m'offrir à lui, comme une offrande, pour lui appartenir, être à lui, être la sienne. Je pensais, en faisant cela trouver un refuge, être en sécurité quelque part avec lui pour veiller sur moi. il me répondit qu'il ne saurait pas quoi faire d'un tel cadeau.
Sa réponse me heurta tellement que je ne pus le recevoir comme une preuve d'amour en ce temps là, Je me voyais remballer la marchandise, bredouille de ne pas avoir trouvé preneur. C'était une grosse claque pour moi bien qu'en y réfléchissant je pouvais comprendre son point de vue, cela ne correspondait pas à mon besoin d'être protégée de mes pulsions en trouvant une sorte de catalyseur qu'il serait censé incarné. Lorsque je lui demandais plus d'explications, il m'éclaircit en me disant que si j'avais des amants, il préférerait que je ne les lui cache pas, que tant qu'il ne se sentait pas exclu, tout lui semblait envisageable. Voilà une nouvelle fort déconcertante pour moi. On ne m'avait jusque là jamais aimée de la sorte. Et cette information n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde.

Est-ce pour mettre à l'épreuve sa parole ou juste parce que je suis incapable de résister à la tentation? Je ne saurais le dire mais quoi qu'il en soit, j'étais partie en vacances avec son autorisation tacite en mémoire. Me voici donc en départ pour la Savoie. A peine arrivée, je déballe mes affaires et pars avec mon sac, crème solaire et lunettes noires prendre le bus en direction du lac du Bourget. Je m'installe sur la pelouse et je vais sans plus attendre faire trempette. L'eau est douce, rafraichissante, c'est agréable, l'ondée sur mes jambes me rend légère. Ma peau ne tarde pas à se parsemer d'une chaire de poule qui me parcourt jusqu'à la pointe des seins. Lorsque je retourne vers ma serviette, un jeune homme brun d'à peu près mon age est venu s'installer non loin et m' interpelle. Il me demande de garder ses affaires le temps d'une baignade. « Je peux vous faire visiter la région en voiture si vous voulez" me dit il lorsqu'il revient tout ruisselant. Il m'apprend qu'il est artiste peintre et qu'il habite dans le coin, à quelques rues en amont de mon appartement. Un peintre... Je suis intriguée. La conversation me rend joyeuse et nous échangeons nos numéros. J'adore les vacances !

Le lendemain, je le retrouve dehors comme convenu pour manger une pizza en centre ville. Ce soir là se joue dans le parc un petit concert libre d'accès où nous finissons notre promenade. La soirée est agréablement douce. Le sol, encore gorgé de la chaleur estivale emmagasinée dans la journée, libérait des effluves de mousse et de sous bois. Il était temps de nous éclipser gentiment. Un parc ouvert en pleine nuit, ce n'est pas à Paris qu'on verrait cela. Ici, je savoure le loisir de me promener au milieu d'arbres plusieurs fois centenaires. En remontant prés du palais des congrès par le coté le plus obscure, nous passons prés d'un faux vestige romain datant du dix huitième siècle : une arcade faite en briques et en grosses pierres meulière, cachée dans les broussailles. Seuls les connaisseurs savent qu'on peut y monter, même lui, qui habite là depuis toujours, ne savait pas qu'il y avait cet endroit dissimulé pour se cacher en pleine ville. Il me suit et découvre ma petite cabane perchée. Il faut savoir se hisser sur la pierre lisse mais un grand gaillard comme lui ne devrait pas avoir de mal. Nous voilà installés, perchés sur notre petit promontoire dans un coin où personne ne passe surtout à cette heure tardive. L'arc au dessus de notre tête nous pousse naturellement l'un vers l'autre et sans se poser de question, nos bouches se rencontrent pour la première fois. Les sons étouffés du concert nous arrivent filtrés par les feuillages des énormes platanes. Enlacée et sous le charme, je me laisse porter. Je me réchauffe à son contact et découvre son odeur... Il n'en faut pas plus pour me faire chavirer. 
 


















C'est dangereux, les soirs d'été, de me laisser comme ça, haletante par l'envie d'être prise, suppliante presque, d'être caressée, d'être possédée. Je sens que je passe dans un autre monde, je me révèle, je vis enfin. Je réponds à ses baisers par un enthousiasme à peine contenue. Son désir me transporte tellement que je ne peux plus rien faire que de me laisser aller à la tentation qui grandit en moi, si bien que mes mains sont déjà en train de le chercher. Je fouille à la recherche d'une entrée dans sa chemise pour toucher sa peau. Je la découvre tiède et douce et me laisse envouter. Sans lui laisser le temps de réagir à mon empressement, je suis déjà en train de déboutonner son pantalon. Il respire fort et ses yeux courroucés me font peur mais je ne sais plus ce que je fais, je suis juste mon instinct. La pulsion qui me guide est si grande que je ne peux m'en soustraire. A peine reconnaissable, je suis comme une chienne cherchant une truffe. Je trouve sans difficulté son érection et cela me rend encore plus frétillante. Je le libère de son carcan de tissu et sans le quitter des yeux, je passe ma langue sur la peau lisse de son gland. Je le goute un peu avant de l'avaler tout à fait, le mettre au fond, le plus loin possible. Ma langue continuant de le chatouiller, je m'applique autant que je savoure mais je le sens gêné. "Pas ici" me dit il. Je n'insiste que par le regard et lui propose de venir chez moi. Il se lève et se rhabille un peu confus, toujours avec ce regard sévère dont je ne sais si c'est celui de l'inquiétude ou du jugement. Il reste silencieux mais arrivé chez moi, il redevient bavard et me demande des explications "Je pensais que tu étais en couple!?" "Oui, c'est vrai mais disons qu'on vit une situation un peu particulière"
J'ai fini par prendre les devants sans être certaine qu'il accepte mais il était troublé et j'en profitais. Sans laisser le temps à la réflexion, je reprenais là où j'en était restée et le retrouve presque aussi vigoureux que lorsque je l'avais laissé se rhabiller dans l'arche. Je sens son corps accepter et se détendre. Tandis que nous nous embrassions comme des affamés, ses mains ne se gênaient plus pour courir sous mes vêtements. Il su trouver le chemin pour me tenir en haleine habilement avec une main sur ma poitrine et une autre entre mes jambes. Il posait d'ardents baisers le long de ma poitrine qui gonflée de désir pointait déjà. La rencontre de sa langue sur mon téton me fit l'effet d'une décharge électrique savoureusement douloureuse. Mon entre jambe me brûlait presque et appelait désespérément à être remplie. Mes mains s'activaient le long de sa verge tendue vigoureusement en direction de ma bouche. Il ne me quitte pas du regard et moi je ne cesse pas de sourire. De ma langue je le caresse doucement en reprenant chaque fois plus lentement, j'attends de voir s'il va craquer et me pousser la tète dessus pour que je l'avale. Il contient ses gémissements en basculant la tête en arrière, il faut que j'arrête ou il ne tiendra pas. Ma main qui ne l'a pas relâché entre temps est désormais complètement glissante et coulisse avec aisance pour le voir se dresser encore d'avantage. Lorsque je le sens prêt, je déballe en déchirant avec mes dents l'emballage d'une capote que je lui enfile en le regardant, il est tout essoufflé et me regarde faire sans rien dire. Il se penche un peu en arrière tandis que je m'installe à califourchon sur lui et alors que je guide d'une main son sexe vers le mien, en penchant mon visage vers le sien, en chuchotant je lui glisse à l'oreille : « J'ai trop envie de toi, entre en moi je t'en prie... » et sans réfléchir, juste en suivant mon envie du moment, je le plaçais vers l'orifice le plus serré, c'était là que je voulais le sentir. Ma fente humide, gonflée et glissante devenait la voie d'une direction plus étroite dont l'arrondi de son membre en forçait l'entrée subrepticement. Moi même surprise de le recevoir avec si peu de résistance, je m'asseyais sur sa verge a demi plantée, je la faisais entrer de plus en plus. Mes mains derrière mon dos s'amusaient à le tenir à la base pour en vérifier la vigueur et tester ses réactions. Il avait les yeux fermés et se contenait visiblement pour ne pas jouir trop vite. Son sexe semblait continuer de grandir en moi et cette sensation ne tarda pas à rendre ma vulve complètement liquide, le glissement divin fut le sortilège de trop duquel il m'était devenu impossible de ne pas céder. Mon bassin ondulait et accélérait la cadence à la montée du plaisir, nos respirations s'emballaient et je me contenais pour ne pas partir mais lorsque je senti son sexe se mettre à palpiter et l'entendre râler bruyamment dans mon oreille, l'orgasme qui l'avait atteint parvint jusqu'à moi et successivement les contractions se refermèrent sur sa verge toujours profondément enfoncée en moi. Nous restâmes emboités un long moment.
Lorsqu'il se retira pour fumer une cigarette, je restait alanguie sur le lit et somnolait un instant. Lui, se mis à chercher du papier et un crayon. Je ne dormais pas tout à fait puisqu'il me parvenait les bruits de la mine de graphite frottant sur le grain du papier. Il m'avait rendu le plus bel hommage possible en me dessinant ainsi, totalement nonchalante après avoir joui. Son dessin était une merveille de réalisme et de finesse, jamais je ne m'étais vue aussi désirable. Depuis la début de la soirée je n'avais pas un instant pensé à regarder mon téléphone et c'est ce qui mit la puce à l'oreille de Frédérick. Sans surprise, celui ci s'étonna de ne pas avoir de nouvelles de moi comme je le faisais chaque soir depuis le début des vacances. Les jours qui suivirent je continuais de voir mon amant en restant assez évasive auprès de Frédérick concernant ma rencontre, j'avais à moitié avoué en lui disant que j'avais posé nue pour un peintre et bien-sûr il voulait voir le fameux dessin en question. Sa réaction ne semblait pas teintée de jalousie mais plutôt d'envie, et moi voulant partager un peu de mon plaisir avec lui, consentais à lui envoyer le dessin par courrier. Il devait me rejoindre une semaine plus tard, ce qui me laissait largement le temps de revoir et consommer ma rencontre estivale.

Chaque fois que l'on se retrouvait, Dorian me sautait dessus avec plus de fougue et commençait à devenir un amant bien plus audacieux qu'au départ. Chaque orgasme partagé, chaque moment de complicité nous unissait un peu plus et on était bien conscients de la forme affectueuse que prenait notre relation. Parfois il s'inquiétait de la réaction de mon conjoint officiel et craignait qu'il veuille lui casser la gueule. Je tentais tant bien que mal de le rassurer en lui disant qu'ils seraient surement amis mais cela lui paraissait tellement invraisemblable, qu'il ne voulait même pas entendre parler d'une rencontre.

Lors de nos escapades, j'appréciais particulièrement l'emmener dans des endroits reculés en pleine nature, à l'abri des regards et tout à la fois visible du chaland qui passerait par là. Un jour, je lui ai montré la plage secrète des naturistes où plus personne ne va depuis les années 80. Faute de passant pour fouler les chemins, la nature avait repris ses droits dans cet endroit marécageux plein de roseaux où l'on entendait le coassement des grenouilles. « Mais où tu m'emmènes? » me demandait il en me suivant toujours, « tu verras » et au bout d'une bonne demi heure nous y étions. Tout au bord du chemin de fer qui passe le long du lac, dans un endroit totalement inaccessible si ce n'est par le chemin que nous avions pris. La bande de galet n'était pas très large mais nous pouvions nous percher sur un petit promontoire entouré d'eau qui servait à attacher une vieille barque. Je crois que cela m'amusait de le voir gêné par mes avances à ciel ouvert mais ce que j'aimais par dessus tout, c'était de le voir y céder. Je voulais le faire jouir dans ma bouche partout où nous allions, chaque sortie était prétexte à nous isoler dans la nature et faire avec nos corps la chose la plus naturelle qui soit. Une autre fois, lors d'une balade, nous étions arrêté près d'un champ de maïs et je me suis mise à me cacher dedans pour qu'il me cherche et me retrouve. Lorsqu'il me captura, j'étais devenue sa prisonnière et lui intimais l'ordre de faire de moi ce qu'il voulait. Plus les jours passaient et plus je me sentais légère en sa présence et préoccupée par l'arrivée de mon amoureux officiel mais je n'en montrais rien.
Une des dernières fois que l'on se voyait, tandis que nous faisions l'amour dans son atelier de peintre, je lui ai dit que s'il jouissait en moi, cela signifiait qu'il consentait à rencontrer Fréderick. Il écarquilla les yeux en secouant le tête, me traitant de folle mais c'était peu être une manière de rendre à Alexis la confiance qu'il m'avait accordé en acceptant de l'inclure aussi. Dorian se croyait capable de résister mais je jouais avec ses nerfs, je m'amusais à l'allumer en me touchant devant lui et en l'invitant à me rejoindre de mon regard endiablé. Il restait impassible le temps d'une cigarette qu'il écrasa bien vite. Ma victoire était de le voir défaire sa ceinture. Lui répétant lorsqu'il entra en moi ce qu'il lui en couterait s'il jouissait, serrant et contractant autant que possible pour provoquer son éjaculation. Il céda malgré tout mes avertissements et je lui répétais qu'il avait accepté ce qu'il refusait complètement.

Quand vint le moment de retrouver Frederick, il me fut difficile de contenir mon malaise. Peut être sentait il que quelque chose n'allait pas? Sachant qu'il préférait le savoir et me sentant coupable tout de même, je finis par me résoudre à lui dire la vérité. Il y avait eu déjà plus que du sexe en son absence. Frédéric sembla soulagé, presque content, de cette révélation. Il redoutait moins que je sois avec un autre qu'il ne craignait que je fasse voile sans lui. Tout cela me rendait confuse et pourtant le lendemain sur la plage alors que nous profitions du soleil de l'été, je passe un coup de téléphone à mon amant pour prendre un peu de ses nouvelles. Après quelques échanges informels je lui annonce que quelqu'un veux lui parler et je tend le téléphone à Frederick. A peine quelques minutes plus tard, je le vois se tourner vers moi avec un grand sourire et m'annoncer que Dorian va nous rejoindre au café prés du grand port dans une heure. J'ai du mal à y croire et me demande comment cela va se passer. L'adrénaline monte d'un cran. Nous attendons mon amant assis en terrasse et je le vois venir de loin, habillé comme pour un entretien d'embauche, à croire que ce sont ses belles chaussures qui lui donne cet air crispé. Pourtant très vite après une bière ou deux l'atmosphère se détend et les langues se délient. Dorian à peine à croire que cela ne dérange pas Frederick qui répond que lui aussi me trouve très désirable et que sur ce point ils se retrouvent d'accord. Mon amant tente un geste tendre vers ma joue et m'effleure du dos de la main en demandant à Frederick si ça ne le dérange pas qu'il fasse cela. Sans se démonter mon homme lui répond que non et que cela lui donnerait plutôt envie de faire ceci en approchant à son tour sa main de mon visage pour le caresser. La chaleur me monte aux joues, comme si ce geste symétrique avait enclencher un déclic en moi, je propose, en cachant comme je peux mon essoufflement d'excitation, de quitter cet endroit avant que je ne me liquéfie sur place.
Les mots de mon conjoint auront ils suffi à convaincre mon amant? nous suivra t-il?
A ma grande surprise, c'est lui qui propose que nous allions visiter le bateau de son père qui est libre actuellement. Nous nous penchons pour entrer dans la cabine dont le sol semble tanguer quelques instant . A l'intérieur tout est luxe, un grand lit blanc entouré de miroir prés d'un mini bar semble me tendre les bras. Les deux se regardent d'un air complice en me voyant m'alanguir sur le lit et tandis que mon homme se place derrière moi, mon amant me dévore des yeux un instant avant de laisser sa bouche et ses mains parcourir mon corps. Frederick me palpe et me pince les seins en m'embrassant derrière l'oreille, dans le cou, en descendant toujours plus bas. Je me sent électrisée, parcourue de frisson de toute part, mon ventre se sert. Tout mon corps réclame que cette partie là, soit comblée. Là entre mes jambes, telle une conque pleine de jus nacré, mon sexe semblait appeler à être embrasser. Je senti une langue zigzaguant dans les méandres de ma chair tendre, telle une spirale suave et voluptueuse sa langue s'enroulait sans fin autour de mes différents orifices. Mes yeux clos, entièrement consacrée à mes sensations corporelle, je me laissait porter par la voix de Frederick qui me chuchotait de me pencher en avant et d'ouvrir la bouche. Je reconnu le sexe de mon amant lorsqu'il s'approcha de mes lèvres, au même instant où il entra dans ma bouche, je senti les doigts de mon amoureux glisser en moi tout prés de sa langue toujours active. Je sentais mon corps pénétré de toute part et mon plaisir décupla d'avantage. Ma bouche glissante sur son sexe, j'étais avide d'être remplie et gémissais plus fort encore. Je le sentais s'enfoncer plus loin ainsi que la main de Frédéric qui se tortillait telle une anguille pour se faire une place. Nous tanguions ensemble dans une houle imperceptible, une orientation instinctive sans boussole dans laquelle je chavirait par vagues perpétuelles et dans laquelle nous chavirions tous sans avoir lever l'ancre.


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