jeudi 9 juin 2016

Un éclairage sur la nymphomanie




La peur d’être obsédé, cette bonne veille culpabilité... Aborder la question de la nymphomanie n'est pas chose simple, en me servant de différents articles que j'ai récolté sur le net pour savoir comment ce sujet est abordé aujourd'hui, je vais tenter de "présenter" ce terme familier souvent mal employé.



Étymologiquement le mot vient du grec nymphe- : divinité mythologique, et -manie : folie


Nous devons le terme "Nymphomanie" au docteur J.D.T. de Bienville, auteur du XVIII ème siècle, du traité sur la « fureur utérine ». Persuadé qu'elle vient des organes: "mouvement déréglé des fibres dans la partie organique de la femme". Son ouvrage traduit en anglais et en allemand connait un certain succès. Un siècle plus tard, Krafft-Ebing sexologue reconnu  estime qu’il s’agit là du symptôme d’une très grave dégénérescence psychique qui est suivie rapidement d’un collapsus mortel. Obsessionnelle, esclave de son imagination, soufrant d’un appétit sexuel jugé trop féroce par les normes de la société, les nymphomanes pouvaient être internées, sexuellement mutilées et bannies de la communauté.


Ce qu'en disent les médecins



Pour Alfred Kinsey, un des sexologues les plus célèbres du XXe siècle, la nymphomane c’est « quelqu’un qui fait l’amour plus souvent que vous ».(Agnès Giard, Les 400 culs : Peux-tu voir comment je jouis ? sur le blog de Libération)

A l’aube du XXIe siècle, la nymphomanie n’est plus reconnue médicalement et pourtant, aux Etats-Unis, on considère que le sexe – comme l’alcool ou d’autres drogues – peut générer une accoutumance. Toujours stigmatisées, des milliers d’Américaines se croient obligées d’aller chez les SAA (Sex-Addict Anonymes) pour suivre des thérapies de groupe. Pourquoi ? Parce qu’elles culpabilisent. Les hommes aussi d’ailleurs. En septembre dernier, David Duchovny annonce qu’il cherche à se défaire de son addiction au sexe sur internet. Il avoue sa tendance à passer d’interminables heures sur des sites pornographiques.

Le saviez-vous ?
Le masculin de nymphomanie est appelé le satyriasis, qui vient du mot satyre, un demi-dieu de la mythologie grecque. (Voilà alors le mec lui c'est un demi dieu tranquille sans soucis, quand il bande on se prosterne normal quoi. )


Ce qu'en disent les psys

Selon les psychologues et les psychiatres, il s’agit d’une souffrance liée à un désir sexuel effréné et inassouvi malgré la multiplication des rapports ou une consommation compulsive de supports pornographiques. A ne pas confondre donc avec un appétit développé pour les plaisirs de la chair !
Cette quête insatisfaite s’apparente à une dépendance et nécessite un traitement. D’ailleurs, on parle désormais d’addiction sexuelle ou d’hypersexualité et non plus de nymphomanie.



L’origine de la nymphomanie se trouverait dans un manque d’amour : cette frénésie sexuelle cacherait une forte carence affective.

Suis je normale?

L'article de Au féminin nous précise que cela reste "Une notion vague"
Parce que les critères de normalité en matière de sexualité restent régis par des conventions sociales et parce que les besoins diffèrent selon les individus, il reste délicat de déterminer ce qu’est exactement la nymphomanie. 
A partir de quand fait-on trop l’amour ? Existe-t-il des normes ? Apparemment non. Les scientifiques sont incapables de fixer une limite biologique à ne pas franchir. Que signifie «trop penser au sexe» ? A en croire la Gazette des thérapeutes, nous pensons au sexe 750 fois par semaine. Rien de plus naturel que cette baladeuse pensée… Ce qui n’est pas naturel, en revanche, c’est d’en faire une maladie.
Si la question vous turlupine vraiment vous pouvez répondre aux 40 questions de la DASA
Un questionnaire afin de déterminer son degré d’addiction.

C'est grave docteur?

DOCTEUR YVES FERROUL : PARAPENTE ET SEXE, MÊME COMBAT
Chargé de cours d’Histoire de la Sexologie à Lille, le docteur Yves Ferroul publie des livres libérateurs sur La sexualité féminine et le rapport ambigu entre Médecins et Sexualité. Pour lui, les soi-disant nymphomanes sont des femmes juste en manque. Rien de grave. La solution est toute trouvée.

Il existe aux USA plus de deux mille groupes de parole pour les «accros du sexe». Ce sont souvent des groupes religieux (ou imprégnés d’une morale puritaine), qui remplacent la notion un peu ringarde de «péché» par celle - soi-disant plus scientifique - d’«intoxication». Pour eux, sont «sexomaniaques» toutes les personnes ayant «le sentiment de trop penser au sexe». Cette pathologie purement subjective n’a donc d’autre source que le sentiment de culpabilité.


Les remèdes
  • Une psychothérapie : faire appel à un professionnel pour déterminer l’origine de son comportement peut aider à se débarrasser de son addiction sexuelle et à se déculpabiliser.
  • Des groupes de soutien :  Venu des USA, les réunions d anonymes accro au sexe ont fait leur apparition en France. Sous la houlette d’un thérapeute, un programme en 12 étapes de sevrage est proposé ainsi que des discussions avec d’autres participants. La DASA:  (Dépendants affectifs et sexuels anonymes) propose  Un questionnaire afin de déterminer son degré d’addiction.
  • Un traitement médicamenteux peut également être prescrit afin de réguler l’humeur du patient s’il connaît un état dépressif.
Petite note perso : Alors on notera donc que le remède à une carence affective, c'est consulter un psy, des groupes de parole pour gens malades et prendre des medocs...bavoui un problème médical doit être traité de manière médicale suis-je bête. « Allez prend ta pilule calinex et lâche moi la grappe ». et les bénéfices d'un câlin ça non? On y pense même pas, « moi je te câline avec mon gros calibre si tu veux » ha enfin un volontaire, merci Gérard! On est ravie pour elle n'est ce pas?


Dans le langage courant, que veut on dire par là?

D’après le dictionnaire Hachette, la nymphomane, assimilée à une mangeuse d’homme, aura tendance à réduire son partenaire au rôle de jouet sexuel incapable de la satisfaire durablement.

image du film "Nymphomaniac" de lars Von Tries

Agnes Giard parle très bien du mot "nymphomane" dans son usage courant dans son article sur le blog de libération
http://sexes.blogs.liberation.fr/2008/12/08/nymphomane-myth


"Maintenant, la nymphomanie relève de la blague grivoise. On l’utilise pour rire, parfois même comme un compliment, pour désigner une «femme qui aime ça». Et pourtant, ce mot garde un sens péjoratif : il reste attaché de façon négative à l’idée d’une «sexualité excessive», sans que personne sache vraiment en quoi consiste l’excès. 
Signe des temps : le mot a disparu des manuels de psychiatrie. On ne le retrouve plus que dans les sex-shops, au rayon films pornos : Sandwiches pour nymphomanes, Soif de mâle, Nasty nymphos…"
( et curieusement pas trop de Satyre en Chaleur ni même Gros Calibre en furie)

 "Aujourd’hui, la société vante sans vergogne la notion d’excès et se sert du sexe pour vendre tous les produits et services imaginables, explique l’historienne Carol Groneman. La crainte, toujours aussi palpable, d’une libido incontrôlable n’a toutefois pas disparu pour autant.» 

Pour Carol Groneman, le mot nymphomane est resté dans notre vocabulaire parce que nous avons peur d’une sexualité qui nous dépasse, celle des femmes en particulier. Traiter une femme de nymphomane ne cacherait donc, souvent, qu’une angoisse typiquement masculine : celle de ne pas «assurer» au lit. 

Conclusion personnelle:

La question de l’existence d'une forme de dépendance au plaisir sexuel se pose, on nous a fait croire médicalement qu'il y avait des raisons de s’inquiéter pour notre santé mentale si l'on avait "trop" envie ou "trop" de partenaires. Si je repense pourtant aux représentations antiques des nymphes, il n’était pas question de lubricité, juste des jeunes filles fraiches et plutôt innocentes, les satyres quant à eux jouissait d'une réputation d’effrénés reproducteurs sans que cela n'ait de connotation morbide...


Alors posons nous la question, quand la femme a-t-elle pris cette figure inquiétante de mangeuse d'homme? ne serait-ce pas Eve, la pomme et l'histoire du péché originel? Sans doute que pour avoir autant de plaisir, cela doit passer par la main du diable. Plus tard lorsque l'on essayera de se rapprocher de la science et s’éloigner du mysticisme, c'est un trouble du comportement pouvant entrainer des handicaps sociaux. Cela dit je pense que l'on peut reconnaitre qu'il existe des addictions, des comportements pathologique sans pour autant condamner les pratiques du plaisir féminin. Tout comme défendre le plaisir féminin ne devrait pas encourager à l’excès, ni sous-entendre que tout est ludique, plaisant dans la voie de la surenchère et que c'est cela être épanouie.


Source :
Que sais-je ?
les 100 mots de la sexualité

sous la direction de Jacques André

L'article de « Au féminin » parle de nymphomanie

A voir aussi, les commentaires du forum au féminin sur lequel s’interroge une jeune femme sur son éventuelle nymphomanie « pour vous c'est quoi une nymphomane ? »

article du blog libération: http://sexes.blogs.liberation.fr/2008/12/08/nymphomane-myt

Agnès Giard, Nymphomane : mythe ou réalité ?,sexes.blogs.liberation.fr, 8 décembre 2008

définition wikipédia: https://fr.wiktionary.org/wiki/nymphoman

à voir aussi sur ce sujet, le très bon article de Stella Tanagra au sujet du film de Lars Von Trier "Nymphomaniac"



mardi 7 juin 2016

La soirée Demonia Asylum, la folie dans toute sa splendeur.

J'ai été invité par Adam de Nouveaux-Plaisirs, à vivre encore une fois, une folle aventure : La soirée Démonia. Une soirée mémorable en perspective s'annonce et titille mon enthousiasme en même temps que ma libido. J'invite quelques amis intéressés par cet univers à venir découvrir cela avec moi.


De quoi s'agit il?
Une soirée de spectacles, shows, DJ-sets tech-trance-electro-metal dans une ambiance de carnaval dark. Place à toute les excentricités, pour certains cette soirée fétichiste au dress-code strict est l'occasion de pouvoir s’exhiber dans son plus bel apparat, de pouvoir pratiquer librement fantasme et fantaisies.

La boutique Démonia est le lieu tout indiqué pour y trouver son costume. Il doit sans doute exister moins cher sur le marché pour des produits semblables, cependant pour avoir visité moi même, l’accueil y est très bon, les produits de qualité, on y trouve des collections de créateurs spécialement pour la boutique. Même si vous n’êtes pas fan de latex, le choix est très vaste et inspirera au moins les fans d'univers particuliers et ceux qui aiment se déguiser, se transformer.

Avant les soirées avaient lieu aux crayères d'Issy les Moulineaux. Tous ceux qui connaissaient le lieu semblaient nostalgiques de l'ambiance de dédale. Nouvellement rue Marbeuf prés des Champs-Élysées, la configuration du lieu se prête plutôt bien à l’événement bien que les habitués s'y soient sentis un peu perdus.

J'y vais comme pour découvrir un spectacle sur une nouvelle planète, profiter de cette soirée pour mettre entre parenthèse ma vie ordinaire et revêtir mon costume de super-héroïne (même si je sais que je serais parmi le plus sobre) je me fait plaisir à me voir différente, plus grande grâce à mes talons de 15 cm et plus...sexy, sans aucun doute.

Le déroulement de la soirée

le diner : Adam a eu la bonne idée de réserver une table de douze au Paradis du fruit, l'occasion de retrouver certaines connaissances, de rencontrer de nouvelles personnes et aussi de nouer des liens avec des gens appréciables. à 22h la soirée commence, nous nous dirigeons vers le lieu.
L'entrée est déjà bien animée, certains sont venu costumés, d'autres avec des valises, le vestiaire est collectif.

On découvre les costumes en latex intégral, en vinyle brillant, des corps parfois impressionnants... des harnais de cuir qui ne cachent presque rien, des museaux et pattes de chien, des créatures indéfinissables aux têtes de poupées manga.

Le thème de cette année est la folie, les infirmières déambulent dans leur tenues vinyles blanches et rouges avec leurs seringues de remèdes. Depuis la balustrade nous pouvons voir la piste et la scène, le couple debout prés de nous fait l'amour lentement mais surement.

Le spectacle :  entent en scène deux personnages blancs comme la cendre, un homme une femme, rappelant le buto japonais : la danse du corps obscure issu des générations post-Hiroshima. Un autre duo, sur la musique du film "Brazil", met en scène un docteur et sa patiente, chirurgie, trahison, sadisme, viol, destruction, vengeance, folie, meurtre... Cet exercice d’interprétation très fort incarné par deux femmes a laissé le public sans voix. Du Pole-Dance par une fille entièrement recouverte de paillette à une sorte danseuse Geisha en kimono ornée de magnifiques tatouages, tous les artistes ont été éblouissants ce soir là.

Les aminations "all nigth long": 

Shibari : deux pôles animés par les professeurs de l'école de la place des cordes (si je ne me trompe pas) qui ont vu passer des jeunes femmes volontaires saisies d'une excitation visible du fait d’être attachées nues en public.

Hypnose : Nous passons devant un hypnotiseur, il exerce son pouvoir de persuasion sur une jeune femme qui a du mal a jouir en temps ordinaire, mais là l'homme semble parfaitement concentré, il lui parle tout prés du visage en claquant ses doigts en même temps, il semble réussir par la voix à lui faire venir un orgasme, elle est complétement ailleurs, partie, elle remonte à la surface dans un éclat de joie au contact des mains de son ami.  Cela ne fonctionnerai que sur 10% des gens selon leur degrés de sensibilité.
Il y avait aussi du  Moulage de poitrine en plâtre, du Body-Painting par l'artiste Matt Hide, une exhibition de serpent par la serveuse du bar...

Toute la soirée, il y avait des choses à voir partout, le spectacle était sur scène et sur la piste, autant que dans le fumoir ou dans les toilettes, je garde en tête plein d'images en souvenirs, des choses curieuses, étranges et amusantes, belles ou inquiétantes... La soirée de la folie dans toute sa créativité.

mercredi 9 mars 2016

Voyage en terres libertines

Satyrs And The Oreads Art - by William Adolphe Bouguereau

Suite à l'article d'Adam de Nouveaux Plaisirs à propos du libertinage 
 j'ai voulu écrire en réponse mon point de vue sur la question. Cela n'essaye pas d’être une définition exhaustive mais simplement un autre point de vue; Chacun viens à explorer cet univers pour des raisons personnelles donc différentes. C'est un point de vue subjectif, autrement dit chacun verra midi à sa porte.


Libertaire ou libertin?

 Au départ j'imaginais quelque chose d'un peu secret et mystérieux, un peu intello, dans une réflexion de tolérance de respect et de plaisir partagé. Le droit de dire oui sans être une salope, d'aimer certaines pratiques sans être jugée.... Voilà l'idée que je me faisait de l'esprit libertin.

Qu'est ce que le libertinage aujourd'hui?

Voilà une question que je me pose et une vrai question car on tente de définir le libertinage, d’après ses origines historiques et philosophique, d’après ses codes, ses pratiques mais au fond de quoi est il question si ce n'est de libertés sexuelle? Pourquoi donc cette question de liberté sexuelle encore !?
N'a-t-on pas déjà le « droit » d’être un couple hors mariage, de vivre en concubinage ou bien même séparément, faire le choix de ne pas avoir d'enfant, d’être célibataire et avoir des sexfriends réguliers ou non? Où restent ils des interdits sociaux, moraux? Et bien il y en a encore beaucoup et bien tenace car malgré cette apparente tolérance, nous savons bien quelle pression sociale nous subissons pour rentrer dans le rang. Un des interdits fondamentaux du couple reste encore aujourd'hui valable comme motif de divorce : l'infidélité. Alors voilà de quoi revendiquer à nouveau, un terrain conquis depuis un bail en silence, mais qu'aujourd'hui, comme nous voulons être honnête et franc ouvert et tolérant, nous voulons avoir le droit de se dire les choses dans le couple.
La levée du secret

Il ne faut pas croire que c'est facile, lorsque l'on rencontre une personne, de lui annoncer une vision du couple ouvert à un épanouissement extérieur. Ça passe ou ça casse mais en général, on essaye pour voir et le temps nous dit si la confiance et la complicité opère. Si le terrain semble favorable, l'aventure peu commencer mais par où commencer? (voir les articles sur ce blog que j'adore "les fesses de la crémière" 

Une sacrée dose de confiance en soit :

Savoir que l'on ne se quittera pas pour « ça » cela devrait suffire et pourtant, qui n'a pas ressenti de jalousie? Qui n'a pas craint pour sa position? S'il faut être honnête alors soyons le vraiment, la peur de déplaire existe aussi et surtout j'ai envie de dire dans le monde du libertinage. Bien-sur car chacun est là pour séduire au fond alors on se valorise, on fait tout pour donner envie et si ça marche...c'est un pouvoir extraordinaire, difficile de ne pas le rechercher à nouveau, l'addiction n'est pas loin  si l'on ne sait pas se rassurer autrement.

 " Tout est possible, rien n'est obligatoire "
On nous parle donc d'un état d'esprit libertin comme on a parlé du rêve américain, c'est l'utopie d'un monde où l'on pourrait s'aimer librement et joyeusement bien entendu. Le fantasme dans lequel on peu marcher, que devient il s'il n'est plus un idéal à atteindre? Un acte accompli et après? Que reste il pour rêver? Toute les libertés sont elles bonnes à prendre?

 
Pour moi, ce fut comme franchir une porte, aller vers l'inconnu et c'est vers cela que je souhaitais aller, vivre des choses surprenantes, explorer. Lorsqu'on commence à s’intéresser au libertinage, c'est qu'il y a une démarche d'ouverture qui s’opère, on est déjà en questionnement sur sa capacité à partagé. La réflexion commence par des lectures, de blog en blog, on entend ce mot revenir invariablement « dialogue » communication »...
 Alors pour qui? pour quoi? faut il un guide, un certificat du psychiatre? En tout cas il semble important de dire que cela ne correspond pas à tout les curieux qui viennent savoir de quoi il s'agit. Il faut bien un début à tout cependant, arrêtons de fustiger les débutants en les voyants comme ceux qui dénaturent une culture.

Moi même je déteste tout les conseils, les recettes pour obtenir gain de causes, je pense qu'aucun conseil ne remplace le savoir empirique, celui que vous expérimentez par vous même car je suis moi même de nature à balayer d'un revers de la main tout les conseils qu'on me tend. Cependant il y a des personnes qui se posent des questions et qui demandent à ceux qui semblent s'y connaitre, des conseils pour savoir comment aborder les choses, dans quel état d’esprit? est il concevable qu'on puisse se plier à devenir se qu'on n'est pas...? c'est une autre question

Quel est l' état d'esprit propice au "libertinage"? pour ceux qui connaissent un peu mais de loin.

 -Ne pas prendre la sexualité trop au sérieux.
En tout cas savoir qu'elle peut être aussi une activité ludique et sociale, sans énormes enjeux affectifs autre que amicaux. plus facile à faire lorsqu'on est pas en pleine fusion amoureuse avec son ou sa partenaire il me semble. Il arrive que des rencontres libertines se concluent par une belle histoire d'amour mais si vous espérez trouver l'amour, vous risquez d’être déçu par l'aspect léger de la chose qui se déroule.

-Ne pas venir pour conclure/ dans un but trop précis. .
Il se peux que vous ayez un fantasme précis et que vous trouviez exactement les personnes avec qui l'assouvir cependant ici comme ailleurs vous trouverez des gens à qui vous ne plairez pas il est plutôt recommander de vivre ces moments sans idées préconçues, de laisser le déroulement de la soirée vous réservez des surprises.

-Renoncer au contrôle absolue de la situation.
Je veux dire par là comme je l'explique plus haut, que c'est là que ce joue le nœud du problème pour ceux qui viendraient mettre en œuvre un fantasme dans la réalité. Ici chacun aura ses propres prérogatives du moment et personne ne sera connecté à vos pensées pour les mettre en œuvre. sauf si...

-Se parler avant d'agir
 après la rencontre la conversation s'engage sur les envies de chacun, ...(la suite la prochaine fois)

détail du "Jardin des délices" de Jérome Bosch 1515


Ce qu'en dit Frederick :

-On observe un certain libertinage de consommation, de loisir, beaucoup pratiquent comme on pratiquerait les "Free party" sans avoir vécu en camion ni en squat, sans en connaître le mode de vie, comme on irait à un bal costumé.
-Ne serait-on pas en train de confondre ce que l'on appelait autrefois  "échangisme" en l'anoblissant en lui donnant un nom savant, on change de terme comme pour retirer le coté péjoratif pour sortir du cliché ou échapper au stéréotype qu'on lui colle.

La suite au prochain épisode? la prochaine fois je vous parlerais peu être des codes et pratiques que j'ai pu observer.

jeudi 4 février 2016

Camille Claudel et Auguste Rodin : Une dangeureuse passion

 Lorsque Camille Claudel intègre l'atelier de Rodin, elle est de 20 ans sa cadette, mais les premières œuvres qu'elle lui montre lui font fort impression. Très vite, la connivence puis la complicité artistique s'installent, elle participe à plusieurs sculptures des œuvres de Rodin. ; devant le génie de Camille, l'originalité de son talent et sa farouche volonté, Rodin ne résiste pas longtemps ; tel qu'il le dit lui-même : « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose. » Et à ceux qui la critiquent, Rodin répondra : « Je lui ai montré où trouver de l'or, mais l'or qu'elle trouve est bien à elle. »

Camille Claudel âgée de 20 ans
Camille Claudel et Jessie Lipscomb dans leur atelier

Camille exerce une certaine influence sur son maître et elle modèlera L'Éternelle idole, Le Baiser (ils y travaillèrent à deux), ainsi que la monumentale Porte de l'Enfer. Suivront également des œuvres comme La Danaïde ou Fugit Amor. Rodin, « fasciné » par le visage de Camille, en réalise plusieurs portraits, comme Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet ou Masque de Camille Claudel.



image du film de 1988 Avec Adjani et Depardieu
la joueuse de flute




Ils vivent leur passion amoureuse durant une dizaine d'années, mais Rodin, à leur rencontre, vit depuis plus de deux décennies avec sa compagne, son anciene modèle Rose Beuret qu'il a rencontrée en 1864 année de naissance de Camille, qu'il ne voudra jamais quitter et qu'il épousera à 76 ans quelques mois avant sa mort, en 1917 — ce qui entraîne de violents épisodes de jalousie chez Camille. De son coté le talent qui créait autrefois de l'admiration à l'égard de son élève se transforme peu à peu en sentiment ambivalents de frustration et d'inquiétude d'être en compétition

Camille Claudel glisse de l'expressivité passionnée et exclusive du corps nu, propre à ce dernier, à une science des attitudes plus originale et maîtrisée qui relève de son génie propre. L'artiste ne s'arrête pas là, elle explore une nouvelle voie, profondément originale. Des œuvres nombreuses et remarquables naissent alors sous ses doigts. C'est l'invention d'une statuaire de l'intimité qu'elle seule a pu atteindre. La voie amorcée par Camille Claudel vise à saisir sur le vif le vécu d'un geste simple, dans l'intensité de l'instant. Elle s'attarde au moment qui s'échappe et tente d'en faire sentir toute la densité tragique.


L'éternelle idole- Rodin 1889
La Métamorphose d'Ovide















Rodin se détache peu à peu de Camille et celle-ci est déchirée entre ses envies d'engagement avec Rodin, et sa soif d'indépendance artistique. Le couple se sépare, Rodin décide de rester auprès de Rose Beuret, après une décennie de passion avec Camille. Il tente toutefois de poursuivre à recommander les œuvres de Camille, sans grand succès, les comparaisons entre les deux artistes continuent de faire de l'ombre à son ancienne élève. Un avortement clandestin de Camille en 1892 — année de leur rupture — est évoqué par Paul Claudel dans une lettre et contribue à la précipiter dans la folie.

La porte de l'enfer Rodin







Elle vit et travaille alors dans son nouvel atelier, jusqu'à son internement en 1913.. Elle travaille seule, et connaît des soucis financiers. Elle rencontre un marchand d'art, qui devient rapidement son agent. Entre 1905 à 1908, il fait produire des tirages de ses sculptures, organise des expositions de ses œuvres et tente d'obtenir des aides de l'État.

Camille continue de produire, mais ne reçoit pas de commande, malgré le soutien de son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclame, à trois reprises,son génie dans la grande presse.
« En effet, Camille défie la morale sexiste du monde de l'art de l'époque en sculptant des nus avec la même liberté que les hommes. Par ailleurs, elle professe des idées antirépublicaines. »
Elle reçoit enfin une commande de l’État, lorsqu'elle sculpte le nu d'une femme seule et mourante.
À partir de 1905, Camille connaît de profonds troubles, des obsessions et des idées paranoïaques. Elle a beaucoup moins d'inspiration, elle s'échine à sculpter et à polir le marbre d'œuvres qui sont plutôt des variations de ses anciennes sculptures et ne reçoit plus personne dans son logement où elle vit « recluse ».


Bibliographie de Camille Claudel. Source Wikipédia
http://www.lemondedesarts.com/DossierClaudel.htm


mercredi 13 janvier 2016

Interview de Chapodepay : photographe et cataphile


 "Chapodepay"

Le photographe des catacombes.

 


Des photographes et des artistes qui aiment évoluer dans un univers mystérieux, il y en a d'autres aussi mais celui-ci c'est mon chouchou. Sûrement parce que je le connais et que j'ai eu l'occasion de passer de bons moments avec lui dans les souterrains de la capitale. C'est un passionné, il connait le terrain comme sa poche et se baladerait les yeux fermés dans les dédales obscures. Au fil des descentes et séances photo passées ensemble, j'ai découvert un véritable artiste avec une sensibilité visuelle accrue, une concentration sans faille et une méthode digne des professionnels.

Son travail consiste à construire une image dans laquelle la modèle et le décor trouvent une harmonie esthétique. Le résultat, je vous laisse vous faire votre idée en vous proposant d'aller voir l'ensemble de son travail ici :




Voici l'interview que j'ai mené pour vous le présenter en quelques questions


Quelle passion a commencé en premier, les catacombes ou la photographie?

J'ai commencé à descendre dans les catacombes il y a  sept ans, j'ai commencé la photographie il y a trois ans.

 
Tu as une formation en électricité qui te permet de connaitre ton matériel pour l’éclairage, tu peux nous en dire plus?

J'ai effectivement eu dans mon programme scolaire de l’électricité mais c'est un domaine que je connaissais depuis tout petit.


Pour trouver des modèles qui posent nues, comment ça se passe? 
Pour trouver les modèles, au départ c’était l'envie d'une copine qu'on a réalisé, puis une autre assez rapidement, jusqu’à maintenant ce sont les modèles qui se proposent, j'ai toujours de nouvelles modèles pour les prochaines séances à organiser.


Tu ne travailles qu'avec des modèles féminins, il y a t'il une raison?
La raison de vouloir travailler l'image qu'avec des corps féminins est que j'ai une sensibilité uniquement envers les corps de femmes, je ne trouve pas le corps masculin joli, attirant. Il me faut, pour vouloir faire une photo, quelque chose de joli.

Te considères tu plutôt comme un photographe de nus artistiques ou plutôt érotiques?
 100% artistique, même si le coté sexy du corps est toujours là, ce n'est pas le désir que je veux susciter mais la beauté, frontière qu'il est facile d’être tenté de franchir.


Et les catacombes, tu descends souvent? tu promènes des visiteurs si on te demande?


Je descends minimum une fois par semaine avec l'impression de vivre un truc de plus en plus marqué, de connaitre plus de gens, souvent très sympas et intéressants.
On me demande très souvent des visites, je refuse la plupart du temps et faut ramener une fille Vierge qui n'a pas peur du sang tout ça... lol





 Photographe de nu, c'est utile pour pécho?

Photographe, non c'est pas utile au contraire, faut une complicité certes mais aussi une certaine distance et une fois installée, dur de sortir de ce cadre photo assexué.

Mais pourtant, des rapports sexuels dans les catas, ça t'est déjà arrivé? 
Oui c'est déjà arrivé plusieurs fois.

Des actualités, bientôt une expo? un album?
Oui normalement une mini expo vers juin

Merci Chapo d'avoir répondu à mes questions 

Pour finir je vous met les liens vers mes premiers shootings avec Chapo dans les catas :

dimanche 3 janvier 2016



« Girl-Power » qu'es tu devenu?


Petit rappel historique concernant les droit des femmes pendant les trente glorieuses:

1944 : Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes.
1946 : suppression de la notion de « salaire féminin »
1960 Mouvement Français pour le Planning Familial
1965 :  Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari.
1967 : Loi Neuwirth autorise la contraception
1970 : L’autorité parentale remplace la puissance paternelle
1972 : - Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal ».
        
- L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues
1974 : Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine
1975 : - Loi Veil pou l’Interruption Volontaire de Grossesse - IVG
1976 : La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics.

La première vague de féminisme : Un lointain souvenir de cours d'éducation civique.

Pourquoi ce rappel? se souvenir qu' il n'y a pas si longtemps, des femmes se sont battues hier pour que d'autres soient libres aujourd'hui. Les principales avancées sociales se sont faites il y a déjà une quarantaine d'années et elles sont désormais acquises par les nouvelles générations qui ont grandi avec cet héritage sans véritable prise de conscience du combat qu'il aura fallu mener pour obtenir ces droits.

Introduction :  

Pour parler du girl power, il faut savoir ce qu'on entend par là donc j'ai cherché la définition de wikipédia en anglais dont je vous ai traduit un extrait à la fin de l'article *. En cherchant sur le net, je vois que ce sujet fut et reste l'objet de nombreuses études universitaires pour exemple : Le Girl Power en question dans Xena Warrior Princess et Charmed : enjeux sociaux et commerciaux dans des politiques de genre par Anne Fede
En 2015 le terme "girl power" fut employé pour parler de trois femmes qui ont abattus dix homme de DAECH article presse ou bien une femme championne de boxe article presse. Alors de quoi parle t'on? quelques definitions:

Def english wiki : https://en.wikipedia.org/wiki/Girl_power

Sur la définition de wikipédia en français voici ce que l'on trouve : 

Siouxie Sioux
À ses origines, le phénomène "girl power" est associé au  riot grrrl (mouvement musical, à la croisée du punk rock alternatif aux idées féministes émergeant au début des années 90 dans l'État de Washington. Ces groupes dénoncent souvent les problèmes liés notamment au viol, aux violences domestiques, le racisme, la sexualité et la montée en puissance des femmes. Fin 70 milieu 80 il existait déjà de nombreuses musiciennes punk rock qui influenceront par la suite le mouvement grrrl telles que Siouxsie Sioux , Poly Styrene, The Slits, Au Pairs, The Raincoats, Patti Smith.
La culture riot grrrl est souvent associée à la troisième vague de féminisme qui, en parallèle, s'accroît rapidement dans les années 90. Le mouvement riot grrrl permet aux femmes de créer leur propre musique et hurler la difficulté qu'elles rencontrent à se faire accepter dans la communauté punk rock et dans la société. 
Elles utilisent la musique et les magazines afin de partager leur point de vue sur la patriarchie, les problèmes multiples des femmes. Malgré elles, les riot grrrls se retrouvent accusées, en 1992, d'encourager la violence féminine par des magazines comme Seventeen et Newsweek )







Le girl power est un mouvement et phénomène culturel inspiré du féminisme, porté par les idoles de la musique pop (Madonna, Britney Spears, Christina Aguilera, etc.) et RnB (TLC, Destiny's Child, etc.) lancé par le groupe britannique Spice Girls en 1996 qui en font leur hymne, elles vont prôner le Girl Power en précisant qu'il ne s'agit pas de rabaisser la gent masculine mais de favoriser l'égalité des sexes et des droits. La philosophie du Girl Power par les Spice Girls comprend également l'ouverture d'esprit, la tolérance, et le respect.




 









Cette philosophie est ensuite récupérée au sein du marché de la mode. Le « girl power » n'est pas un phénomène décrit comme un mouvement recherchant l'égalité, mais comme le portrait d'une avancée croissante des femmes dans la société occidentale, due aux efforts menés pour l'égalité des sexes. D'autres le voient comme une simple résultante de l'égocentrisme occidental, mais également d'un retour caché de la femme soumise par le but premier de ces clips, qui sont en premier lieu la recherche de la satisfaction visuelle de l'homme.
Dans le contexte de la mode, le « girl power » cible entre autres les préados, les ados et les « adultescents » ; les accessoires de cette mode sont notamment : bijou ou piercing au nombril, blue-jeans « taille basse », string, mini-jupe et tout genre de vêtement dévoilant davantage le corps.


* Voici la définition traduite du Owford Dictionary qui l’intègre en 2001 
 Le pouvoir ou puissance exercé par les filles. Une attitude indépendante parmi filles et jeunes femmes manifestées dans l' ambition, l'assurance et l'individualisme.
Dr Debbie Ging, président de la BA en études en communications à l'Université de Dublin, a critiqué les idéaux du "Girl Power", disant qu'il est lié à la sexualisation des jeunes enfants, les filles en particulier. Amy McClure d'Etat de Caroline du Nord Université met en garde contre le fait de placer trop d'espoir sur le girl power comme un concept d'autonomisation. Elle dit, "une idéologie fondée sur le consumérisme ne poura jamais être un mouvement social révolutionnaire. Le fait qu'il semble être un mouvement révolutionnaire est un mensonge dangereux que non seulement les commerçants nous vendent, mais que nous avons souvent joyeusement vendu à nous-mêmes. "
Les médias peuvent parfois présenter une définition étroite de ce que signifie être une fille aujourd'hui . Un exemple courant étant jouets populaires tels Barbie Mattel. La récente «Je peux être" Barbie incarne ce concept de "girl power": que les petites filles peuvent être tout ce qu'elles veulent quand elles grandissent. Sans doute, l'image de Barbie peut aussi présenter des options rétrécies avec laquelle les filles peuvent identifier. http://www.barbie.com/fr-fr/explore/careers

Dans la société d'aujourd'hui "girl power" est soutenu et pratiqué principalement par des femmes. Les femmes dépendent d'autres femmes remarquables de parler pour eux sur le mouvement de girl power. La musique joue un rôle majeur dans la vie des peuples aujourd'hui et il est utilisé comme une plate-forme par les  hommes comme par les femmes pour diffuser des messages positifs.



 « Girl-Power » qu'es tu devenu?

Pour moi, le "Girl-Power" cela signifiait : une revendication au droit d'être désirable et respectée, une attitude un peu frimeuse qui vise à narguer les mecs avec notre popotin pour montrer que rien qu'avec nos charmes on arriverait malgré tout à les tenir par le bout du rêve. Pour moi cela disait deux choses : la première parlait de puissance et l'autre de respect. « je sais que tu le veux et tu sais que je l'ai (...) la seule chose que je demande c'est un peu de respect » disait déjà Aretha Franlin en 1967; Aujourd'hui on revendique quoi hormis de droit d'être exagérément bonne à outrance? La puissance de faire bander en somme, comme une image subliminale et hypnotisante...alors c'est super car on est enfin libre d'être vos objets, nos grand mères seraient fières de nous! Non? Allez Mamie viens avec nous, on va twerker !!!


Pussicat Dolls "don't cha" 2005. A l'origine du girls-band, une troupe burlesque dont les chorégraphies sont inspirées de Bob Fosse (Cabaret, Chicago) Menée par Nicole Scherzinger (d'origine philippine et russe) qui a finalement peu à peu ranger sa panoplie de bas résille pour dévoiler son coté femme sérieuse et mariée qu'elle sait être aussi

Milley Cirus " Wreking ball" 2013.
Elle créa le buzz autour de son revirement de personnage, elle quitte son rôle sage de Hanna Montana pour devenir elle même revendique t'elle (un peu comme son ainée Britney, passant de vierge amoureuse à "slave 4 U" souvenez-vous)
Bob Sinclar "Fire ball" 
Clip hilarant où l'on caricature la transformation de l'image de la femme faite par l'industrie du disque notamment mais aussi par nous même lorsque nous essayons de correspondre à un idéal masculin .

Global Deejays "What a feeling" reprise du fameux morceau d'Irene Carra dans la bande originale du film "Flashdance" dans lequel une jeune femme métallurgiste dansait dans des peep show pour arrondir ses fins de mois tout en rêvant d’intégrer une prestigieuse école de danse. La scène finale se passe comme ici devant un jury coincé qu'elle arrive à bluffer par son énergie et ses pas originaux... héritage donc, aujourd'hui nos armes de persuasions semblent être devenues principalement  le secouage de cheveux et l’échancrure (très important pour voir si la technique du grand éccart est correcte of course)







Celles qui en ont: